La double journée pour les mères qui travaillent est encore la règle dans la plupart des familles françaises. Non seulement, elles consacrent 1,8 fois plus de temps que les pères aux tâches domestiques mais elles passent aussi 2,1 fois plus de temps qu’eux à s’occuper des enfants, d’après la dernière étude de la Drees. 1 h 33 est le temps qu’elles accordent chaque jour aux activités parentales, alors que les pères n’y consacrent que 44 minutes. Mais la différence entre mères et pères n’est pas seulement une question de durée. Les activités effectuées ne sont pas exactement les mêmes : les temps parentaux liés aux soins et aux déplacements sont plutôt féminins alors que les hommes s’investissent plus dans les sphères de sociabilité et de loisirs.

Autrement dit, les pères, comme c’est le cas pour les tâches ménagères, se réservent plutôt des tâches parentales valorisées.

Les comportements des parents varient toutefois beaucoup selon le nombre et l’âge des enfants. A partir de trois enfants, le temps parental s’accroît fortement pour les mères, augmentant encore l’écart avec leur conjoint. De même, la présence d’au moins un enfant de moins de 3 ans fait plus que doubler le temps qu’elles consacrent aux enfants et va de pair avec une répartition un peu plus inégalitaire des tâches parentales entre hommes et femmes.

Enfin, il existe de fortes différenciations socio-économiques : être diplômé du supérieur accroît le temps parental des mères comme des pères. En revanche, à caractéristiques identiques, l’augmentation du niveau de vie du ménage n’influence significativement que le temps parental des pères.

Les parents actifs consacrent en moyenne 59 minutes par jour à leurs enfants alors que les parents
chômeurs ou inactifs y consacrent 1 h 50.
Un père inactif ou actif inoccupé consacre ainsi en moyenne 26 minutes de plus aux activités parentales qu’un père actif occupé.