Le directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) publie dans Libération (12/01/2010) une tribune dans laquelle il annonce son départ et se prononce pour « une rénovation sans complaisance » de l’agence après l’affaire du Mediator.

Jean Marimbert estime que « l’enjeu principal de rénovation du dispositif réside dans la réforme des processus d’évaluation et de décision ». Processus dont l’affaire du Mediator a montré le manque de fiabilité.

Si le « statu quo n’est pas concevable » à ses yeux, le dirigeant de l’agence souligne qu’il « faut se garder d’une approche destructrice qui ferait table rase des progrès antérieurs » et mettrait en difficulté un services public dont chacun à besoin.

Plusieurs erreurs doivent être évitées dans cette rénovation, écrit-il. D’abord celle de céder aux « mirages des restructurations » car on ne peut se passer d’un organisme public comme l’Afssaps « à la fois proche du ministère de la Santé, partie intégrante de l’organisation de la santé » et chargé de prendre les décisions sanitaires sur les produits de santé « de façon autonome sur les plans scientifiques et opérationnels ». Ensuite celle de séparer la pharmacovigilance de la structure en charge des produits de santé.

Jean Marimbert détermine plusieurs principes à la rénovation qu’il appelle de ses vœux : le pluralisme et la transparence dans les processus d’évaluation, le renforcement du système de déclaration et de gestion des liens d’intérêts des experts et enfin le renouvellement « des outils et des méthodes de la pharmacovigilance ».

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