Dans l’affaire du Médiator, la FNATH (l’association des accidentés de la vie), qui est fortement  sollicitée par les victimes, pose ses conditions pour la mise en place du fonds d’indemnisation. L’organisation souhaite notamment que :

– toutes les personnes qui ont pris ce médicament quelles qu’en soient les raisons, leurs ayants-droit  et les ayants-droit des personnes décédées soient indemnisées,

– l’indemnisation soit intégrale et individualisé selon la situation de chaque victime : l’indemnisation ne doit pas se faire au rabais sous prétexte qu’elle serait plus rapide.

Qui financera ce fonds ?

La FNATH propose que l’entreprise Servier qui, selon le rapport de l’IGAS, est intervenue « sans relâche auprès des acteurs de la chaîne du médicament pour pouvoir poursuivre la commercialisation du MEDIATOR® et pour en obtenir la reconnaissance en qualité de médicament anti-diabétique », soit essentiellement mise à contribution pour indemniser les préjudices qu’elle a créés.

Par ailleurs, la FNATH considère qu’un tel fonds d’indemnisation pourrait également être instauré pour indemniser les victimes d’autres médicaments, comme celles du Distilbène.

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Le site de la FNATH www.fnath.org