Selon une enquête de la Direction de la répression des fraudes, une maison de retraite sur deux est en infraction au code la consommation et au code de l’action sociale et des familles. Elles pratiquent des publicités mensongères, affichent des prix incomplet, augmentent leurs tarifs de manière exagérée, avec notamment des dépassements importants non autorisés par l’Etat, sans demande de dérogation ou après une demande refusée. Dans 60 % des cas, il s’agit de problèmes d’affichages de prix… Mais dans 40 % des cas, il s’agit de vraies fraudes avec des tromperies sur les prestations, les prix ou le recours à des services extérieurs (coiffeur, pédicure, esthéticienne) facturés aux familles. 

L’enquête signale qu’un établissement sur quatre s’adonne “à des pratiques commerciales trompeuses, certains peuvent par exemple indiquer que leur établissement se situe à un kilomètre de la mer alors qu’il n’en n’est rien”. Mais c’est surtout sur les prix que les abus sont les plus importants. Certaines maisons de retraite n’hésitent d’ailleurs pas à faire payer les morts en facturant le mois entier aux familles, même si le proche est décédé tout au début et que la chambre est relouée. Cette pratique est interdite dans le projet de loi sur la consommation de Benoît Hamon. D’autres, et bien que la loi l’interdise, demandent aux familles des sommes forfaitaires pour remise en état des locaux après le décès de son occupant

Ces abus surfent sur le manque de structures et de places dans les hébergements. Bien contents d’obtenir une place pour leurs parents âgés, la plupart des familles n’ont d’autres choix que de se taire et… de régler la facture