Logement, électricité…. Les associations demandent des mesures urgentes

Trois ans après l’annonce de François Fillon d’un grand « chantier national prioritaire pour le logement », l’accès à un toit pour les personnes sans abri et mal logées n’est toujours pas une priorité.

Ces dernières semaines, de nombreuses fermetures de places d’hébergement et d’hôtels ont été enregistrées. Elles sont la conséquence de réductions budgétaires drastiques (- 41 millions d’euros) qui pourraient se poursuivre en 2012 (une baisse de 64 millions d’euros est annoncée), alors qu’il manque déjà 13 000 places d’accueil en Ile-de-France.

D’autres part, alors que les capacités des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) sont notoirement insuffisantes (seulement 37 % des demandeurs d’asile présents sur le territoire au 1er janvier 2010 ont été pris en charge), les restrictions budgétaires sur le dispositif d’accueil d’urgence remettent en cause le devoir d’accueil.

Le collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées [fn]le collectif comprend une trentaine d’associations comme la Fnars, le Secours catholique, la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs solidarité, les Petits frères des pauvres, Médecins du monde, la Croix rouge française… [/fn] dénonce les décisions discriminatoires de certaines préfectures (Calvados, Haut-Rhin, Vienne, Yonne, Moselle) qui demandent aux associations de remettre à la rue les personnes migrantes.

Les coupes budgétaires explosent, les associations ont des difficultés croissantes pour venir en aide aux personnes vulnérables. La multiplication sur tout le territoire des annonces de licenciements ou de fermetures de structures montre qu’une nouvelle étape est franchie.

Les associations rappellent que plus de 3,5 millions de personnes sont non ou mal logées en France et plus de 18 700 ménages prioritaires dans le cadre du droit au logement opposable (loi Dalo) n’ont pas été relogés par les préfets. Le Collectif demande au gouvernement un engagement fort à travers des moyens suffisants pour faire face à la crise sociale majeure que traverse le pays.

De son coté, l’association ATD quart-monde alerte sur l’augmentation du tarif de l’électricité au 1er juillet 2011 (+ 2,9 %). Elle demande l’instauration d’une tarification progressive des services essentiels pour résoudre la précarité énergétique grandissante.

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