De décembre 2012 à mars 2013, les ventes de contraceptifs (hors préservatifs) ont diminué de 1,9 %  et de 2,9 %  si on comptabilise l’anti-acnéique Diane 35 dont les ventes ont chuté de 75 % entre mars 2012 et mars 2013.
C’est ce que révèle un rapport « Evolution de l’utilisation en France des contraceptifs oraux combinés (Coc) et autres contraceptifs », rendu public le 29 avril par l’Agence nationale de sécurité des médicaments (Ansm).
Selon cette dernière, les recommandations ont été « très bien intégrées par les professionnels de la santé puisque la vente des pilules de 3e et de 4e génération a baissé de 26 % sur les quatre mois et de 37 % en mars 2013 comparativement à mars 2012 ».
Conséquence : les ventes de pilules de 1re et 2e génération ont augmenté  de 22 %  en mars dernier comparé à il y a un an. Ce sont les plus faiblement dosées en oestrogènes qui ont été les plus prescrites.

Les ventes de patchs et d’anneaux vaginaux ont diminué de 11 % en un an. En revanche, celles des implants et des dispositifs intra-utérins (stérilet) se sont accues de 28 %. Les contraceptifs qui ne sont pas imprégnés de progestatifs connaissent la plus forte augmentation : +42 %.

Les pilules de 1re et 2e génération représentent désormais 68 % des pilules vendues en France contre 32 % pour celles de 3e et 4e génération. Des chiffres qui font suite aux plaintes déposées par plusieurs victimes de pilules de 3e et 4e génération depuis décembre 2012.

Ces dernières ne sont plus remboursées depuis le 31 mars en raison des risques de thrombose veineuse qu’elles entraînent.

« Cette forte baisse est observée dans toutes les tranches d’âge, la diminution la plus importante étant observée chez les 15-19 ans », précise l’Ansm.