Dans la foulée de la réforme des retraites, les organisations syndicales de retraités ont tenu à faire entendre leur voix sur la dépendance. En novembre 2010, les retraités de la CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC, Unsa et FGR-FP ont publié un appel à « une réponse collective, solidaire et publique » face à la perte d’autonomie.

Dans ce document, les syndicats disent « leurs craintes et leur opposition à certaines pistes évoquées » et réclament « une prise en charge collective, quel que soit leur âge, des personnes en situation de handicap » ; la dépendance relève clairement, selon eux, de la solidarité nationale.

Selon ces syndicats, il est important de mettre l’accent sur la prévention : le gouvernement a tendance à n’intervenir que lorsque la dépendance est avérée, or on gagnerait à anticiper. La prévention « doit être une des dimensions de la politique nationale de santé publique intégrant l’éducation à la santé, la médecine scolaire et la médecine du travail », affirme le document.

Les retraités défendent également le maintien à domicile des personnes dépendantes. Pour cela, « il faut développer et améliorer très sérieusement les services et les soins à domicile ».

Du côté des établissements type Ehpad, il est important, selon les syndicats, qu’il soient « de taille humaine » et à proximité des anciens lieux de vie des personnes hébergées. Leurs coûts sont jugés trop élevés et trop fluctuants d’une zone à une autre : il faudrait « diminuer le coût à charge des personnes âgées sans diminuer la qualité de l’accueil et du service et sans hypothéquer les conditions de vie ultérieures ».

Les syndicats de retraités jugent l’Apa (Allocation personnalisée d’autonomie) « insuffisante et inégalitaire » et réclament de ce fait « la création d’un nouveau risque géré par la sécurité sociale, le risque “perte d’autonomie” ». « Le recours à des assurances individuelles et au patrimoine des personnes âgées ne sont pas des solutions acceptables car elles pénalisent les personnes âgées dépendantes au détriment d’une solidarité large », jugent-ils.

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