Interrogés en 2012 par la Drees, la moitié des bénéficiaires du Minimum vieillesse s’estiment en mauvaise santé et beaucoup sont gênés dans leur vie quotidienne, en particulier pour les déplacements. Si la plupart d’entre eux ont travaillé par le passé, l’inactivité et le chômage font aussi partie de leur parcours professionnel et ils ont souvent été confrontés à des problèmes de santé, d’invalidité ou de handicap. Par ailleurs, la majorité d’entre eux ne sont pas en couple, notamment les femmes.

Outre de faibles pensions, la moitié des allocataires ne disposent d’aucun patrimoine alors que ce dernier est largement répandu au sein des personnes de plus de 60 ans. La plupart sont locataires de leur logement, le plus souvent dans le secteur HLM. Près d’un sur cinq est logé ou hébergé par un tiers, en général par la famille. Les allocataires sont confrontés à une situation financière difficile, qui se traduit par des privations dans de nombreux domaines. Certains ont recours à l’endettement et aux économies. Ainsi, près d’un allocataire sur deux est pauvre en conditions de vie. Enfin, la plupart ont des contacts réguliers avec leurs proches, famille ou amis, mais un peu moins d’un sur cinq se sent isolé.

 

 

 

Le minimum vieillesse recouvre un ensemble d’allocations visant à garantir un minimum de ressources aux personnes âgées ne disposant pas d’une pension ou ayant de faibles ressources. Au 31 décembre 2011, 572 600 personnes perçoivent une des allocations du minimum vieillesse versée par leur caisse de retraite ou par le Service de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (SASPA) pour celles qui n’ont aucun droit à la retraite. Elles représentent 3,4 % de l’ensemble des personnes âgées de 60 ans ou plus.