Le 115 saturé, son président qui claque la porte, des familles obligées de se réfugier aux urgences des hôpitaux parisiens … la coupe est pleine. Face à une situation des plus problématiques, les professionnels de l’urgence sociale appellent à une journée de grève et de manifestations dans toute la France, mardi 2 août. La Coordination nationale des professionnels de l’urgence sociale, à l’origine du mouvement, entend ainsi dénoncer les restrictions budgétaires décidées par l’État : en mai, ce dernier a annoncé une réduction des moyens alloués en 2011 à l’hébergement des personnes sans-abri.

Les personnels du 115 (le numéro du Samu social) et les équipes mobiles qui vont à la rencontre des SDF réclament des moyens budgétaires supplémentaires afin d’être en mesure d’effectuer leurs missions de mise à l’abri, de soins et d’accompagnement social. Ils exigent également un « respect de la loi », qui stipule que toute personne a le droit d’accéder à un hébergement d’urgence et peut y demeurer jusqu’à ce qu’elle trouve une solution durable.

Le gouvernement, lui, a décidé de mettre l’accent sur les logements stables et durables pour les personnes sans-abri, diminuant ainsi le budget alloué au logement d’urgence. Problème : il a commencé par réduire le nombre de places en hébergement d’urgence, sans qu’en contre-partie un nombre suffisant de logements soit disponible.

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