Un peu plus d’un an après l’affaire des pilules de nouvelle génération, la prescription de pilules de 3èmeet 4ème générations a baissé de 45 % en 2013 par rapport à l’année 2012, selon les chiffres communiqués par l’Agence nationale du médicament le 5 février. Elles ne représentent désormais que 22 % des ventes de pilules contraceptives.

Dans la même temps, la proportion des ventes d’autres modes de contraception, notamment implants et stérilets, a augmenté de 27%. La plus forte augmentation concerne les dispositifs intra utérins au cuivre dont les ventes ont progressé de 47 % en 2013. 

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, se félicite de ces résultats. Selon elle, « ils montrent que le message qu’elle a martelé, selon lequel « la bonne contraception, c’est celle qui est délivrée à la bonne personne, au bon moment »  a été entendu par les prescripteurs comme par les femmes ».

Suite à l’avis de la Haute autorité de santé, considérant que « le service médical rendu par ces spécialités devait être qualifié d’insuffisant pour une prise en charge par la solidarité nationale », les pilules de 3ème génération n’étaient plus remboursées depuis septembre 2012.

Ces dernières ont, en effet, provoqué plus de phlébites et d’embolies pulmonaires que ce qui était présumé lors de la mise sur le marché. Elles en ont surtout entrainé plus que les pilules classiques alors qu’elles ne sont pas plus efficaces que celles de 2ème génération.

Pourtant, faute d’information et d’intervention des autorités sanitaires, et parfois sur la pression des firmes, beaucoup de médecins en ont prescrit aux femmes. Plusieurs d’entre-elles, victimes d’effets indésirables graves, ont porté plainte.