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Sécurité sociale

Les patients ne sont pas des coupables

Dans une lettre ouverte à Marisol Touraine publiée le 10 mars, des personnalités du monde médical, universitaires et d'associations de patients (Ciss, Association Française des diabétiques) fulminent. Ils s'en prennent à l'arrêté du 22 octobre 2013, que le Conseil d'Etat vient juste de suspendre, et dans lequel les malades de l'apnée du sommeil, insuffisamment observants à une norme d'utilisation de trois heures par nuit de leur alimentation en oxygène, se voyaient réduire ou supprimer la prise en charge de cet appareil par l'assurance maladie.

Parlant de la mise en place d'une "assurance maladie conditionnelle", ils déclarent : "nous ne croyons pas que ce soit là un horizon pour le système de soins français qui s'est toujours voulu humaniste plutôt qu'utilitariste".

Bien conscients "des contraintes économiques qui enserrent la dépense d'assurance maladie et la nécessaire recherche de l'efficience dans l'usage des deniers publics, surtout quand la ressource utilisée provient de la solidarité nationale", ils rappellent que 15 millions de français vivent avec une maladie chronique et que seuls 50 % réussissent à réaliser leurs soins de façon correcte. Les raisons sont multiples : financières, sociales, culturelles, manque de lisibilité des traitements. "Ces malades n'en sont pour autant ni suicidaires, ni de dangereux incendiaires seuls responsables des dépenses de santé ". 

Plutôt que la répression de la Sécu, les signataires en appellent au développement de programmes d'éducations thérapeutiques, à l'image de ce que l'assurance maladie a elle même initié dans certains domaines comme le diabète avec le service d'accompagnement des patients "Sophia"

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