Les objets connectés envahissent les rayons des magasins. Sont-ils utiles pour notre santé ?

Ces objets, présentés comme des nouveaux coaches santé, restent chers, entre 100 et 130 euros. Sont-ils vraiment utiles ou relèvent-ils plutôt du gadget ? Ne risquent-ils pas de nous rendre obsessionnels dans une volonté de tout maîtriser et contrôler ? Pour les spécialistes, il n’y aucune contre-indication à se faire du bien. Et si ces objets malins peuvent donner le petit coup de pouce nécessaire pour se prendre en main, lutter contre la sédentarité, la prise de poids, faire de la prévention… pourquoi pas ? Mais c’est surtout pour les malades chroniques que ces nouvelles technologies vont avoir des répercussions révolutionnaires.

Les diabétiques, les cardiaques ou les hypertendus utiliseront leurs smartphones pour envoyer leurs résultats (glycémie, tension…) directement à leur médecin.
Et ce n’est plus de la science-fiction dans quelques années, des capteurs seront intégrés dans les fi bres textiles des vêtements et capteront les informations biomédicales de leurs porteurs. Ils pourront, par exemple, prévenir un infarctus et alerter les urgences…

Et la confidentialité ?

Dans notre système de soins confronté à la montée des déserts médicaux, l’usage des objets connectés, couplé à la télémédecine, devrait se généraliser. Sans doute seront-ils adaptés aux évolutions d’une médecine qui se veut plus individualisée, plus personnalisée et dans laquelle sera faite une large place à l’éducation thérapeutique des patients. Mais il reste un problème de taille : qu’en est-il de la sécurité et de la confi dentialité de ces données médicales sensibles ? Que vont en faire les grands opérateurs du Web ? Où seront-elles stockées ? Par qui ? Qui pourra les utiliser ? Les serveurs serontils sécurisés ? Les compagnies d’assurances pourraient-elles y avoir accès ? Pourraient-elles décider de proposer des modulations de cotisations à leurs assurés en fonction de leur hygiène de vie ?