Selon l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), les ventes de pilules de 3ème et 4ème génération ont chuté de presque 37% entre décembre 2012 (date de la première plainte déposée par une utilisatrice ayant eu un AVC suite à la prise d’un de ces contraceptif oral) et août 2013. Dans le même temps, les ventes de pilules de 1ère et 2ème génération ont augmenté. Mais les femmes se sont aussi reportées sur d’autres modes de contraception, notamment, le dispositif intra-utérin (DIU), couramment appelé stérilet.

« Pour la première fois dans ce contexte, alors qu’aucune évolution du recours au dispositif intra-utérin chez les jeunes et les femmes n’ayant jamais eu d’enfant n’avait été enregistrée entre 2000 et 2010, en dépit des recommandations émises par la HAS en 2004, on constate en 2013 que 4% des femmes de 2024 ans l’utilisent (contre 2% en 2010) et la hausse est encore plus marquée chez les 2529 ans », note le communiqué du ministère de la Santé.

Les DIU au cuivre, c’est-à-dire non imprégnés de progestatifs, sont les plus plébiscités surtout chez les 2029 ans. Presqu’un an après l’affaire des pilules de 3ème et 4ème génération, environ 20% des femmes sont allées consulter un médecin et 25% ont cherché des informations sur Internet. Au total, une femme sur cinq a changé sa contraception depuis janvier 2013.