Le développement durable est à la mode, et les hôpitaux n’y échappent pas. 89 % des établissements de santé, secteur public en tête, en font même un objectif stratégique, selon le baromètre 2011 réalisé par l’Association des élèves de l’Ecole des hautes études en santé publique.

Le volet environnemental arrive en tête, devant l’aspect économique et social. Principales préoccupations : la consommation d’énergie, la réduction des déchets (dont la plupart sont classés à risques) et la gestion de l’eau. Viennent ensuite la maîtrise des achats, la prise en compte des risques et l’amélioration de la qualité de la vie des personnels et des usagers.

Progrès notable, 50 % des établissements, deux fois plus qu’en 2010, ont mis en place un programme d’actions de développement durable avec des indicateurs de suivi.

Parmi les lauréats 2011, le Chru de Lille, qui a réduit sa facture d’eau
de 20 % depuis 2008, le Chu d’Angers, qui vise à intégrer des personnes
en insertion dans ses appels d’offres, l’hôpital Louis-Pasteur de Dole,
qui privilégie les circuits courts pour ses fournitures alimentaires, l’AP-HP
de Paris, qui n’achète que du papier recyclé, le centre hospitalier
de Mulhouse, qui a organisé une collecte des déchets de soins chez les particuliers…

Primé en 2010 pour son engagement dans le développement durable, le Chu de Bordeaux, qui produit 11 000 tonnes de CO2 par an, 6 000 tonnes de déchets, et qui consomme autant d’eau et d’électricité qu’une ville de 60 000 habitants, a réussi en deux ans à faire passer le taux d’agents qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail de 71 % à 59 %.

Un regret : le baromètre ne dit rien des substances chimiques, comme les phtalates, suspectés d’être dangereux pour la santé et présents dans les tubes de perfusion, les poches, les sondes utilisés pour les soins…-