Pour la Cour des comptes, des progrès importants sont possibles pour renforcer l’efficience de la prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale (Irct).

Dans son rapport 2015, la Cour des comptes s’est penchée sur le coût de la prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale (Irct). Cette maladie lourde touche environ 73 500 personnes. Elles sont traitées soit par une greffe du rein (32 500 transplantés) soit par une dialyse (41 000 dialysés). Les dépenses engagées pour ces traitements (3,8 milliards d’euros en 2013) pourraient être mieux maîtrisées, tout en améliorant la qualité de la prise en charge en termes de qualité de vie des patients. Pour ce faire, la Cour recommande de réorienter l’effort financier vers la prévention, de développer plus fortement la greffe et de réviser les modes de tarification de la dialyse.

En effet, en France, le coût d’un patient dialysé et de 62 610 euros par an, contre seulement 45 800 en Belgique et 40 000 en Allemagne. Le système est en outre complexe, avec différents forfaits de rémunération, que la Cour propose de transformer en tarif unique. Le gain estimé pourrait être de l’ordre de 900 milliards d’euros à moyen terme, au regard des 3,8 milliards d’euros engagés en 2013. Cela ferait converger les montants consacrés par la France vers le niveau constaté à l’étranger.