Les chèques-vacances ont trente ans et le vent en poupe

On a l’impression de les avoir toujours connus. Normal, car les chèques-vacances ont trente ans, une génération. L’Agence nationale pour les chèques-vacances (A,cv) a été crée par François Mitterrand désireux de « créer le chèque-vacances, un système d’aide à la personne pour les plus défavorisés » afin de démocratiser l’aide aux vacances. Les premières conventions sont signées à partir de 1983 avec la Banque centrale des coopératives et des mutuelles, Essilor, la Cinémathèque française et l’Agence France Presse. Et la Sncf s’engage dès 1984 comme prestataire. Dès 1987, l’Ancv verse également ses premières bourses-vacances pour les familles modestes, qu’elle va développer. En 1994, l’Agence concrétise ses aides à la pierre en soutenant 80 équipements touristiques à vocation sociale et, lorsqu’en 1998 la loi relative à la lutte contre les exclusions est votée à l’Assemblée nationale, précisant que « l’égal accès à tous, tout au long de la vie, à la culture, à la pratique sportive, aux vacances et aux loisirs constitue un objectif national permettant de garantir l’exercice effectif de la citoyenneté », l’Agence crée et gère le Coupon sport destiné à aider les familles à payer les frais d’inscription pour pratiquer une activité sportive. Elle crée aussi, en 2009, un programme spécifique pour les seniors. C’est cette même année qu’une loi crée un régime du chèque-vacances spécifique aux entreprises de moins de 50 salariés.

L’Agence, qui a publié mercredi son bilan d’activité pour 2012, ne s’est jamais portée aussi bien. Elle a réalisé un volume d’émission de 1,4 milliard d’euros, en augmentation de 6,2 % par rapport à 2011, prouvant qu’utilité sociale et performance économique peuvent aller de pair.

Les chèques-vacances, ce sont aujourd’hui 3,7 millons de bénéficiaires (dont 200 000 à titre social) et 9,1 millions de personnes concernées.