Les bénéficiaires de l'aide alimentaire mangent mieux

Les bénéficiaires de l’aide alimentaire se nourrissent mieux qu’avant, c’est la conclusion de la seconde édition de l’étude Abena. Depuis la première étude effectuée en 2004-2005, l’état de santé des bénéficiaires de l’aide alimentaire s’est amélioré. Mais il persiste encore de nombreux manques nutritionnels qui participent au développement de certaines pathologies. L’étude montre ainsi que 35 % des femmes recourant à cette aide souffrent d’obésité. D’autres pathologies comme l’hypertension artérielle, le diabète ou des déficits en vitamines viennent fragiliser la santé de ces personnes. En revanche, les cas d’anémies (carence en fer) ont diminué, preuve pour les spécialistes qu’il existe aujourd’hui une plus grande diversité dans les aliments proposés. Les fruits, les légumes et les produits laitiers sont les produits les moins consommés par les bénéficiaires de l’aide alimentaire. Mais là aussi, des améliorations ont été notées par rapport à l’étude précédente, notamment grâce aux collectes organisées dans les supermarchés.

La première étude Abena réaliséee en 2004-2005 par l’InvS avait permis de décrire les profils sociodémographiques et économiques, l’alimentation et l’état nutritionnel des béénéficiaires de l’aide alimentaire. Alors que le contexte économique et social a changé, de même que l’organisation de l’aide alimentaire, l’étude a été reconduite en 2011-2012 pour réaliser un nouvel état des lieux et mesurer les évolutions depuis 2004-2005.