Les associations atterrées par le pacte de responsabilité

Restées imprécises jusqu’à présent, les mesures d’économies du gouvernement portant sur 50 Milliards ont été dévoilées hier à l’issue du Conseil des ministres. Les retraites et les prestations familiales vont être touchées par le plan d’austérité mais également le RSA qui ne sera pas revalorisé avant octobre 2015. Pour ALERTE, réseau qui regroupe une trentaine d’associations de solidarité : «l’annonce du gel des prestations sociales et de la revalorisation du RSA est non seulement un message désespérant pour les plus fragiles, à qui l’on demande de participer à l’effort collectif au-delà de leurs capacités, mais un choix politique injuste et irresponsable face à l’augmentation de la pauvreté dans le pays». Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale proposé par ALERTE en 2012 et adopté par l’Etat en janvier 2013, prévoyait de nombreuses mesures et notamment une revalorisation progressive du RSA de 10 % jusqu’en 2017. La suspension de cet engagement provoque la colère des associations de solidarité qui n’acceptent pas que les 2 millions d’allocataires et leurs foyers, qui survivent avec moins de 500 €/mois (pour une personne seule) soient les premiers sacrifiés de ce programme d’économie. Autre injustice, le gel de l’Allocation logement, qui va toucher plus de 4 millions de bénéficiaires, majoritairement des personnes à bas revenu ou qui vivent sous le seuil de pauvreté, ne fera qu’aggraver la crise du logement et les impayés de loyer. « Peut-on faire des économies sur le dos de ceux qui n’ont déjà rien ?  » Les associations s’y opposent fermement et demandent aux  représentants de la Nation de ne pas voter ce volet du plan d’économies  » qui sacrifierait durablement nos concitoyens les plus fragiles », demande le Collectif. Comment espérer retrouver un emploi et sa place dans la société quand on ne peut plus se vêtir, se loger, s’alimenter ou encore se soigner ?