L’examen du projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale (PLFRSS), a commencé lundi 30 juin à l’Assemblée nationale. Le vote sur l’ensemble du texte aura lieu mardi 8 juillet.
La baisse des cotisations sociales des employeurs sur les bas salaires et des cotisations d’allocations familiales, prévue dans le budget rectificatif de la Sécurité sociale contestée par une partie de la gauche, a été votée mardi soir à l’Assemblée. Les entreprises ne paieront plus aucune cotisation patronale de Sécurité sociale au niveau du Smic. En outre, les cotisations d’allocations familiales acquittées par les employeurs seront réduites de 1,8 point en 2015. Elles passeront à 3,45 % (au lieu de 5,25 %) pour les salaires entre 1 et 1,6 smic. Avec les baisses de cotisations des travailleurs indépendants, le coût de ces allègements s’élèvera à 5,5 milliards d’euros en 2015. Le gouvernement a promis de compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale résultant de ces nouvelles réductions de cotisations sociales.
Les réductions des cotisations salariales seront votées dans les prochains jours : Le projet instaure une réduction des cotisations sociales salariales de 3 % au niveau du smic, dégressive jusqu’à 1,3 smic pour les salariés du privé.  Pour un salarié au smic, le gain net est de 520 euros par an mais fera également perdre des ressources importantes à la Sécurité Sociale. Cette mesure concernera 5,2 millions de salariés du privé et 2,2 millions de fonctionnaires, pour un coût global de 2,5 milliards d’euros. Le PLFRSS prévoit enfin le gel des pensions de retraite d’un montant supérieur à 1 200 euros brut (8 millions de personnes concernées). L’allocation de logement familial (ALF), qui devait être revalorisée le 1er octobre, ne le sera pas.