La cure thermale pourrait améliorer la qualité de vie des patientes en rémission d’un cancer du sein. Telle est la conclusion d’une étude de l’Association française pour la recherche thermale (Afreth) publiée dans le European Journal of Cancer et menée dans trois stations thermales sur 251 femmes qui avaient toutes été soignées pour un cancer du sein.

La moitié d’entre-elles ont bénéficié d’une cure thermale de deux semaines au cours des neuf mois ayant suivi la fin de leur traitement. Elle consistait en quatre soins hydro-thermaux, deux séances d’activité physique personnalisée chaque jour, un soutien psychologique, la participation à des ateliers de nutrition et un accompagnement esthétique.

Un an après la cure, les femmes déclaraient avoir un meilleur sommeil, se sentaient moins dépressives, faisaient plus d’activités physiques et avaient moins besoin de kinésithérapie que les patientes du groupe témoin. Leur surpoids était également moindre et elles avaient repris plus facilement le travail.

A contrario, le niveau d’angoisse est resté le même dans les deux groupes.

Trois stations ont participé au programme post-cancer du sein : Vichy, Châtel-Guyon et Le Mont-Dore.

 

QUI EST L’AFRETH ?

Créée en 2004 par les maires des communes thermales, les exploitants thermaux et la Fédération thermale et climatique de France, l’Afreth a pour but de promouvoir la recherche scientifique et notamment d’évaluer le service médical rendu par le thermalisme dont les cures sont remboursées à 65% par l’Assurance maladie.