Alors que le gouvernement voulait augmenter le budget de l’aide médicale d’Etat (Ame) à 760 millions, le Sénat a décidé samedi de le maintenir à son niveau de 2008, soit 475 millions d’euros. Selon les sages, le coût de l’Ame, qui constitue le principal dispositif d’accès aux soins des personnes étrangères en situation irrégulière, « progresse à un rythme insoutenable » : « 50 % entre 2008 et 2013 ».

L’aide s’adressera donc aux plus fragiles des plus démunis… c’est-à-dire aux femmes enceintes et aux mineurs, et pour les autres catégories de demandeurs « l’instauration d’une participation annuelle ou mensuelle d’un montant significatif (…) ou encore le paiement du reste à charge de certains frais médicaux »sera possible.

Dans tous les cas, l’Ame pour soins urgents serait maintenue. De plus, un dispositif spécifique de prise en charge intégrale des soins de prophylaxie pourrait être introduit, afin de prévenir l’apparition ou la propagation des maladies infectieuses.

Pour les sénateur PS, « restreindre l’accès aux soins pour les personnes défavorisées, c’est participer à une surenchère médiatique ».

L’examen du budget à la Haute Assemblée doit durer jusqu’au 9 décembre. Le texte fera ensuite l’objet d’une commission mixte paritaire (sept députés, sept sénateurs), qui tentera de trouver une version commune aux deux chambres. En cas d’échec, probable, c’est l’Assemblée qui a le dernier mot.