La pilule reste le moyen de contraception le mieux connu et le plus utilisé par les Françaises. D’autres moyens existent toutefois. Le tout est de trouver celui qui vous convient. 

Pilules de 1re, 2e, 3e,4e génération, quelles différences ?

La différence tient à leur dosage en oestrogènes et progestatifs. Les pilules de 1re génération sont fortement dosées en oestrogènes. Celles de 2e génération contiennent des progestatifs et ont moins d’effets secondaires, mais présentent un risque de thrombose veineuse. Les pilules de 3e génération associent trois dérivés synthétiques de la progestérone. Elles limitent les effets indésirables – acné, douleurs mammaires ou nausées. Le risque de thrombose est plus élevé qu’avec celles de 2e génération. Celles de 4e génération contiennent un nouveau progestatif. Leurs effets secondaires sont proches de ceux des 3e génération. Seules les pilules de 2e génération sont prescrites aux femmes prenant la pilule pour la première fois.

Puis-je me faire poser un stérilet si je n’ai pas eu d’enfant ?

Il est tout à fait possible de se faire poser un dispositif intra-utérin (Diu) au cuivre sans avoir eu d’enfant. Il existe aujourd’hui différentes tailles, dont les modèles dits « short », qui ont été conçus pour s’adapter aux utérus des nullipares. 

Les pilules de 3e et 4e génération sont-elles dangereuses ? 

L’année 2013 a été marquée par l’affaire d’une jeune femme victime d’un Avc qui l’a laissée lourdement handicapée, causé par une pilule de 3e génération. A titre de précaution, depuis mars 2013, les pilules de 3e et 4e génération ne sont plus remboursées et ne sont plus données en première intention. Toutefois, la 2e génération n’est pas tolérée par toutes les femmes. Le choix d’une pilule de 3e ou 4e génération ne doit pas être écarté. Lors de la prescription, les femmes doivent être averties des risques par leur médecin. 

Remboursé ou pas ? 

Certaines pilules, les implants, les stérilets, les diaphragmes ainsi que la contraception d’urgence sont remboursés par la Sécurité sociale à 65 %, sur ordonnance. La pilule et la contraception d’urgence sont gratuites pour les mineures de 15 à 18 ans. Les pilules de 3e et de 4e génération ne sont plus remboursées. L’anneau vaginal, le patch, les spermicides et le préservatif (masculin et féminin) ne sont pas remboursés. 

Qu’est-ce que la contraception d’urgence ?

C’est un moyen d’agir quand il y a eu un rapport sexuel non ou mal protégé. Mais il faut réagir vite ! Il en existe 2 types : • à lévonorgestrel, jusqu’à 72 heures après le rapport. • à l’ulipristal acétate, jusqu’à 120 heures après le rapport. Il est délivré sur ordonnance.

On peut les obtenir en pharmacie sans ordonnance. 

Enfin, la pose d’un Diu, au maximum cinq jours après le rapport, rend les spermatozoïdes inactifs. 

Quels sont les autres moyens de contraception ?

• Le patch, collé sur la peau et renouvelé chaque semaine pendant trois semaines. La quatrième semaine, l’absence de patch provoque les règles.

• L’implant, posé par un médecin en sous-cutané, pour trois ans.

• L’anneau vaginal, à placer soi-même dans le vagin. Il reste en place pendant les trois premières semaines du cycle, les règles survenant au cours de la quatrième.

• Le système intra-utérin hormonal (Siu), mis en place par le médecin pour cinq ans, délivre en continu de faibles doses d’un progestatif. 

• Le dispositif intra-utérin (Diu) au cuivre. 

• Les spermicides (introduits dans le vagin avant le rapport), la cape cervicale (dôme de silicone placé sur le col de l’utérus) et le diaphragme (coupelle en caoutchouc placée dans le vagin) sont peu utilisés en France. 

• Le préservatif est le seul moyen de contraception qui protège des infections sexuellement transmissibles.