Le médecin plaide pour qu’on en finisse avec le «tout médicament». Il plébiscite les cures thermales, en particulier pour l’arthrose et plaide pour une refonte de la prise en charge de l’Assurance maladie préconisant des cures plus courtes et plus fréquentes.

Il faut en finir avec le « tout médicament », selon le rhumatologue qui estime que le thermalisme est une bonne indication pour la fibromyalgie et l’arthrose. «Une cure entraîne une coupure dans la vie de tous les jours. Elle permet d’organiser avec les patients une prise en charge globale avec des ateliers pour apprendre à maitriser sa douleur, reprendre confiance en soi, mieux s’alimenter. Certaines stations, comme Dax proposent une double indication «insuffisance veineuse et arthrose», ce qui est une bonne chose car souvent les deux pathologies sont liées».

L’arthrose se caractérise par une destruction du cartilage qui s’étend à toutes les structures de l’articulation  notamment à l’os et au tissu synovial. C’est un syndrome destructeur et inflammatoire

Il y a un lien entre arthrose et retour veineux. On sait aujourd’hui que les cellules adipeuses secrète une substance, l’adipokine, propice à l’arthrose. Voilà pourquoi il faut traiter la surcharge pondérale, à la fois pour limiter la pression sur les articulations mais aussi pour abaisser le taux de cette substance.

Le plus grand ennemi pour la circulation veineuse et bien d’autres maladies, c’est la sédentarité. Une faible activité physique est considérée comme un facteur de risque de l’arthrose dont la fréquence a augmenté de 20 % entre 2000 et 2013. Même quand on a mal il faut bouger.

La cure thermale permet de renouer avec une pratique physique et redonner le pouvoir au patient de reprendre sa vie en main

Au regard des études qui existent aujourd’hui, on sait que pour certaines pathologies, l’idéal serait une cure de six jours deux fois par an, «un standard malheureusement qui n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie qui devrait à mon avis évoluer sur cette question, estime Patrick Sichère d’autant que pour les patients, bloquer trois semaines consécutives dans une année n’est pas aisé».