A Chartres, la Mutuelle Mftel accompagne depuis la rentrée l’action de soutien scolaire lancée en 2006 par Chartres horizon football.

u clubhouse du Chartres horizon football, tous les lundis et vendredis,
les jeunes qui viennent s’entraîner doivent d’abord faire leurs devoirs.
Pas banale, cette action éducative reçoit depuis septembre le soutien
de la Mutuelle Mftel – aide financière, du matériel scolaire et, bientôt, la visite d’un club prestigieux. « Axel Lekehal, l’un de nos collaborateurs, nous a fait connaître le travail de cette association, où il est aussi éducateur sportif, explique Carole Thierry, chargée de communication de la mutuelle. Chartres horizon football est un club reconnu et dynamique. Cette belle action promeut auprès d’un public défavorisé tout ce que nous défendons : le développement du corps est essentiel à la santé, mais l’éducation et la culture le sont tout autant. »

L’action, qui a été initiée dès 2006 avec l’appui de l’Education nationale auprès d’élèves de CE2, CM1 et CM2, s’étend depuis septembre à douze élèves de sixième et cinquième. Avec la même philosophie : « Le foot, c’est bien, l’école, c’est mieux. » Le stade James-Delarue, où s’entraînent les 330 licenciés du Chartres horizon football, se situe entre les quartiers Madeleine et Beaulieu, en zone urbaine sensible. « L’objectif, au départ, était de soutenir les élèves qui ont des talents sportifs, afin qu’ils intègrent une section sportive au collège Mathurin-Régnier, explique Cédric Bouchet, éducateur du club. Pour, peut-être, poursuivre
en quatrième en section sportive ou en pôle espoir. Mais même s’ils ne sont pas pris, le but est d’utiliser leur motivation sportive pour la retranscrire dans le scolaire. »

Les éducateurs vont chercher les enfants à l’école le vendredi à 16 h 30, discutent avec les enseignants ou le directeur. Ensuite ils se rendent au stade, où une salle a été aménagée pour la classe. Après un goûter, les minots font leurs devoirs jusqu’à 17 h 45, avant l’entraînement, surveillés et conseillés par deux éducateurs et une maman bénévole. « C’est de l’aide aux devoirs classique, poursuit Cédric Bouchet. Mais on fait aussi le point sur leur comportement à l’école, et le bilan de leurs notes. On les suit vraiment. S’ils font des bêtises, ils risquent d’être privés  d’entraînement, voire de match. C’est une sanction qui marque. » Et ça marche. Les jeunes qui ont inauguré le dispositif en 2006 sont tous passés dans la classe supérieure.

L’un d’eux a même été admis, au moment d’entrer au lycée, au centre de formation du FC Lorient. C’est pourquoi les éducateurs ont décidé d’étendre leur action aux collégiens : le lundi, les élèves de sixième et cinquième planchent au clubhouse. « La quatrième est une classe difficile. Il faut bien s’y préparer, dit Cédric Bouchet. Et ne pas lâcher nos jeunes licenciés une fois qu’ils sont au collège. L’année prochaine, on espère mettre en place une aide personnalisée pour les quatrième. »