Lundi 22 avril, un père a tué son fils autiste d’une quarantaine d’année et a tenté ensuite de se suicider. Un geste de désespoir. Combien de drames devrons-nous compter avant que la problématique du vieillissement des personnes handicapées mentales soit prise en compte ? Ce cri d’alarme est poussé par l’Unapei, l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis, créée en 1960, qui dénonce l’immobilisme des pouvoirs publics face aux situations dramatiques de plus de 30 000 familles confrontées au vieillissement de leur enfant handicapé mental.

En effet, depuis plus de cinq ans, l’Unapei les a de très nombreuses fois alertés sur l’impasse dans laquelle se trouvaient ces familles.
 
Les parents s’inquiètent du devenir de leurs « enfants » lorsqu’ils ne seront plus là, ou en mesure de les aider. Les frères, les sœurs s’interrogent sur leurs responsabilités lorsque leurs parents disparaîtront. Les personnes elles-mêmes craignent pour leur avenir.
 
En 2009, l’Unapei recensait dans son réseau 15 000 personnes handicapées mentales de plus de 45 ans dans l’impasse, sans solution d’accueil ni d’accompagnement. En 2014, elles seront 30 000 !
 
L’Unapei demande la mise en place du troisième plan Autisme et celle d’un programme pluriannuel de création de 30 500 places dédiées à l’accueil et l’accompagnement des personnes handicapées mentales vieillissantes.