La revue scientifique américaine, Chemical Research in Toxicology, a publié en décembre une étude de l’équipe du Professeur Gilles Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen qui affirme que le Roundup, premier désherbant vendu au monde, est dangereux pour la santé humaine même à dose infinitésimale.

D’après les résultats de l’étude, on retrouve des taux de toxicité très supérieurs à la moyenne et donc hautement cancérigènes pour l’homme (par l’empêchement de respiration cellulaire) provoquant lymphomes, malformations, dégénérescences multiples.

Quant aux sols, ce désherbant miracle dont la matière active, le glyphosate, est censée être inactivée au contact de la terre constitue en réalité le pire des poisons pour l’environnement. Car c’est en réalité au contact des autres composants du Roundup que le glyphosate se démultiplie, provoquant pollution et stérilité des hommes, comme des sols.

“Nous avons travaillé sur des cellules de nouveau nés avec des doses de produits 100.000 fois inférieures à celles avec lesquelles le jardinier lambda est en contact. Les Roundup programment la mort des cellules en quelques heures”, a déclaré à l’AFP Gilles-Eric Séralini.

Il a précisé que “Les risques sont avant tout pour les femmes enceintes mais pas seulement” (…) De l’allergie au cancer, le risque est d’autant plus grand que le sujet est faible, a-t-il déclaré en ajoutant que des études épidiémologiques sont nécessaires pour préciser davantage le type de maladie risquée par les utilisateurs du Roundup.

En 2005, l’équipe du professeur Seralini avait déjà prouvé la toxicité du Roundup mais pas à des doses infinitésimales. Le scientifique est d’autant plus inquiet que Monsanto développe une gamme de cultures génétiquement modifiées pouvant être traitées aux différents Roundup. La Commission européenne a ainsi autorisé le 4 décembre l’importation et l’utilisation dans l’UE à des fins alimentaire du soja génétiquement modifié MON89788 de Monsanto, également appelé “Roundup ready 2”.

– Le compte rendu de l’étude, en anglais sur le site de la revue Acs: http://pubs.acs.org/journal/crtoec