Les grands froids hivernaux ont commencé précocement, et, à la chaleur et à l’excitation qui marquent les fêtes de fin d’année, succède une période de calme, voire de vide, qui parfois glisse vers la déprime. Même si c’est aussi une période où vous essayez peut-être d’oublier quelques excès de gourmandise, pardonnables en fin d’année, ne reléguez pas trop vite vos tablettes de chocolat au fond du placard. Elles vont pouvoir venir à votre rescousse. Le mot chocolat nous vient du maya (langue des Mayas, ancien peuple du Mexique), cacau, désignant le fruit du cacaoyer auquel était conféré un pouvoir quasi religieux, celui de « nourrir même après la mort ».

Intéressant à plus d’un titre

Aliment complexe, composé de plus de trois cents substances, qui le rendent intéressant à plus d’un titre, le chocolat est riche en phényléthylamine et anandamide, substances aux vertus euphorisantes. L’anandamide fait partie de la famille du cannabis. Pas de risque pour autant de devenir complètement accro au chocolat : il vous faudrait en consommer 25 kilos pour obtenir l’équivalent d’un joint de cannabis. Deux autres composants du chocolat stimulent le système nerveux sympathique : la théobromine et la caféine. 85 grammes de chocolat noir contiennent autant de caféine qu’une tasse de café ! Sans parler du magnésium, indispensable à l’équilibre nerveux, psychique et émotionnel. Stress et anxiété font diminuer nos réserves. Heureusement, on le trouve en abondance dans le chocolat. Cette qualité en fait un aliment extrêmement appréciable, en particulier pour les femmes, dont les besoins en magnésium sont plus importants que ceux des hommes. Or, selon l’étude Suvimax, 20 % des femmes en manquent. Pour parfaire le tableau, le chocolat contient également des vitamines B2 et B3 qui entrent dans le métabolisme de l’énergie.

Alors, en février, ne réfrénez pas complètement votre envie de chocolat. Choisissez-le noir de préférence, car c’est celui qui nuira le moins à votre silhouette. Et ne culpabilisez pas trop devant cet aliment magique : plusieurs études ont démontré que le chocolat noir, qui contient une grande quantité de flavonoïdes, pourrait augmenter le taux de cholestérol-Hdl (« bon cholestérol ») au détriment de celui qualifié de « mauvais », le cholestérol-Ldl.