L’étude Epipage 2 menée par des chercheurs de l’Inserm, révèle que la santé des grands prématurés s’améliore nettement en France depuis 1997. Mais attention, la survie est encore rare pour les enfants nés avant 25 semaines.

7 000 bébés prématurés nés entre le 28 mars et le 31 décembre 2011 ont été observés et les résultats de l’étude ont été comparés à l’étude EPIPAGE 1, menée durant l’année 1997.

Important taux de survie comparé à 1997

Qu’est-ce qu’un prématuré ? La durée normale d’une grossesse est de 40 semaines. On parle de prématurité, d’après les chercheurs, quand l’enfant nait avant 37 semaines d’aménorrhée, soit avant le début du 9ème mois de grossesse.

Les enfants prématurés suivis ont été répartis en trois groupes : le premier regroupe les enfants extrêmement prématurés (nés avant la fin du 6ème mois, de 22 à 26 semaines), le second comprend les grands prématurés (avant la fin du 7ème mois, entre 27 et 31 semaines), et le dernier inclue les enfants « modérément prématurés » (nés au début du 8ème mois, entre 32 et 34 semaines).

Les résultats de l’étude ont montré que 0,44% des naissances se produisaient avant 27 semaines en France, 0,84% entre 27 et 31 semaines et 1,8% à 32-34 semaines d’aménorrhée.

Les données dévoilent que plus les enfants naissent prématurés, plus leurs chances de survivre diminuent. Ainsi, la survie est de 99% à 32-34 semaines, de 94% à 27-31 semaines, de 60% à 25 semaines, et de seulement 0,7% pour les enfants nés à 24 semaines ou avant.

Mais comparé aux chiffres de 1997, la proportion d’enfants survivant sans pathologies néonatales graves a augmenté de 14,4% pour les enfants nés entre la 25ème et la 29ème semaine, et de 6% à 30-31 semaines. En revanche, les taux de survie pour les enfants nés avant la 25ème semaine en 2011 restent proches de ceux mesurés en 1997.