La recherche sur l'embryon est autorisée

La recherche sur l’embryon et les cellules souches est désormais possible bousculant ainsi le cadre légal de la loi bioéthique de 2004 qui l’interdisait mais avec dérogation (uniquement s’il n’existait pas d’autre moyen et si les découvertes potentielles étaient « susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs » mentionnait l’Agence de bioéthique).  La quasi-totalité des socialistes ont voté pour mardi 16 juillet, et l’ensemble de l’UDI et de l’UMP a voté contre.

Dans le journal Le monde daté du Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre de la recherche et président des députés PRG, s’est félicité du vote, estimant que « l’enjeu, c’est la médecine régénérative et la thérapie cellulaire ». « Dans quelques instants, pensez à ceux de nos concitoyens malades qui attendent, qui espèrent des thérapies nouvelles », a-t-il ajouté, citant la dégénérescence de la rétine, la maladie d’Alzheimer ou encore les maladies cardiaques.

« Quel grand jour pour la bioéthique ! » s’est enquite exclamé le député PS Jean-Louis Touraine. C’est une « avancée que nous attendons depuis 35 ans », a-t-il ajouté, jugeant que l’accusation portée par l’UMP d’une loi adoptée en catimini au coeur de l’été était une « calomnie ». Il a critiqué les « opposants au progrès ».

Les embryons destinés à la recherche proviennent avec accord écrit du couple, du stock des embryons congelés dans le cadre de la procréation médicalement assistée (PMA).

Au 31 décembre 2010, le nombre total des embryons congelés s’élevait à 171 417 – dont 109 971 faisaient encore l’objet d’un projet parental, selon l‘Agence de biomédecine. Sur le total des embryons stockés, 29 779 ne faisaient plus l’objet d’un projet parental à cette date. Ainsi 17 179 ont été proposés à la recherche par le couple et 12 600 à « l’accueil », c’est-à-dire à un don à un autre couple infertile. En outre, un désaccord ou un défaut de réponse du couple concerne 31 667 embryons stockés au froid.