Une proposition de loi autorisant la recherche sur l’embryon et les cellules souches va être débattue à l’Assemblée nationale le jeudi 28 mars. Mais près de 400 amendements ont été déposés, notamment par l’UMP, ce qui devrait paralyser la journée parlementaire sans permettre d’aller jusqu’au vote. Ce texte, soutenu par le gouvernement et adopté au Sénat début décembre, autorise de manière encadrée la recherche sur les embryons et les cellules souches.

Lors de la dernière révision de la loi de bioéthique en 2011, l’interdiction de la recherche sur l’embryon avait été réaffirmée mais avec des possibilités de dérogations. Le texte présenté aux députés autoriserait la recherche sous certaines conditions : le projet doit être « scientifiquement pertinent », avoir « une finalité médicale », « ne pouvoir être conduit qu’avec des embryons humains » et enfin « respecter des garanties éthiques ». L’Agence de biomédecine serait chargée de donner les autorisations… Ou pas.