« La prévention ne se limite pas à des injonctions – ne fumez pas, évitez l’alcool, etc. –, qui relèvent de la logique hygiéniste. Si celle-ci a son utilité, elle développe une approche uniquement individuelle souvent culpabilisante », a estimé Carole Hazé, du centre de ressources en prévention de la Fédération des mutuelles de France, lors du colloque de l’Union de regroupement des mutuelles solidaires (Urems), auquel participaient les responsables mutualistes du nord de la France.

« Non seulement vous êtes malade, mais vous êtes coupable ! » s’est indignée Carole Moreira (Smh). Jean-Luc Monnet (Urems) s’est inquiété de ce risque de dérive, rapportant les propos de l’auditeur d’une radio qui avait déclaré qu’il fallait privilégier les efforts financiers en faveur des maladies génétiques plutôt que sur le sida, car les victimes du Vih porteraient
une part de responsabilité.

Tout autre est la conception de la prévention des mutuelles. Il s’agit d’aider les adhérents, mais aussi d’agir collectivement.

En sensibilisant la population aux problèmes
de la santé et de l’environnement. L’amiante, les éthers de glycol, le bisphénol A, qui vient d’être interdit
dans la fabrication des biberons, ont été cités
pour montrer le poids de l’opinion.