Débourser 120 euros par mois pour une complémentaire santé, pour certaines personnes aux revenus modestes, ce n’est pas possible. Afin de leur permettre malgré tout d’être couvertes, fin 2012 la Ville de Nantes a imaginé une solution, à laquelle participe la Mcrn, en proposant un bouquet de quatre mutuelles moins chères que les autres, dont les prestations sont dans la moyenne des offres mais avec des tarifs serrés. Chacun choisit en fonction de ses besoins. Une des mutuelles dispose d’un grand nombre de magasins spécialisés (optique, audioprothèses) affiliés, l’autre propose des consultations psychologiques, la troisième cible les appareillages pour personnes âgées. La Mcrn, elle, est vraiment accessible financièrement. «Nous avons été retenus sans avoir à changer notre tableau de prestations, de qualité, ni nos tarifs», précise Isabelle Ryo, sa directrice. Avec ses trois niveaux de cotisation, la Mcrn correspond parfaitement au souhait de la Ville de Nantes d’aider les plus précaires à conserver une complémentaire santé. «Quand ils viennent nous voir, nous vérifions d’abord s’ils touchent bien les aides disponibles. Nous leur proposons ensuite, s’ils le veulent, nos quatre mutuelles partenaires. Puis nous les aidons pour qu’il ne leur reste que 30% du coût à leur charge», explique Elodie Paudois, chargée du partenariat avec les mutuelles au Ccas de Nantes. Le Ccas reçoit une vingtaine de personnes par semaine dans le cadre de cette vérification de l’accès aux soins. «L’agence de la Mcrn accueille des gens sur le point de décrocher mais assez responsables pour réexaminer leur couverture santé», indique Isabelle Ryo. La Mcrn joue pleinement son rôle de mutuelle de proximité : accompagnement pour le choix d’une mutuelle, tableaux comparatifs à l’appui. Les équipes d’accueil du Ccas et de la Mcrn se sont rencontrées pour connaître leurs services respectifs et mieux orienter les personnes qu’elles reçoivent. La Mcrn étend ainsi son rayon d’action bien au-delà des cheminots.