La ministre de la Santé, Marisol Touraine, renforce la lutte contre la fraude sur les médicaments. En 2012, les saisies de médicaments contrefaits en France ont augmenté de 45 %. Principe actif surdosé ou sous-dosé, présence de produits toxiques… les contrefaçons peuvent être dangereuses pour les usagers.

Le protocole qui vient d’être signé entre l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et la Direction générale des douanes et droits indirects (Dgddi) devrait favoriser « les échanges réciproques d’informations » et faciliter « la transmission de renseignements opérationnels ». Il devrait permettre également une meilleure « identification des produits de santé lors des contrôles douaniers et la réalisation de contrôles dans les laboratoires de l’Ansm ».

Campagne d’info cet automne sur les médicaments en ligne

Pour compléter le dispositif, une campagne nationale d’information sur la vente de médicaments sur Internet sera lancée à l’automne. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), un médicament sur deux vendu sur la toile est falsifié.

Présenté comme un moyen de moraliser le marché, l’accord donné fin 2012 aux pharmaciens français de vendre en ligne des médicaments délivrés sans ordonnance n’est pas sans risques. « Dans les faits, l’autorisation de la vente de médicaments sur Internet favorise davantage une libéralisation du commerce des médicaments qu’elle n’est un moyen de lutter contre la circulation de médicaments falsifiés », pointe la revue Prescrire dans son numéro de juillet. Quid aussi du bon usage des médicaments et du respect des bonnes pratiques quand la relation est virtuelle et que le contact avec le pharmacien n’existe plus ?

L’arrêté réglementant la vente de médicaments en ligne en France entrera en vigueur le 12 juillet. Quelques 4500 médicaments sans prescription médicale seront alors accessibles à l’achat en un clic.

 

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