Alors que seulement 52% des femmes participent au dépistage organisé du cancer du sein, proposé gratuitement tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans, la Ligue contre le cancer demande le remboursement des « frais cachés » etc.

En 2013, le dépistage rime encore trop souvent avec « inégalité » et « iniquité », déclare-t-elle. Elle milite donc pour un remboursement à 100% des examens complémentaires comme l’échographie (non remboursée intégralement par l’Assurance Maladie dans le cadre du dépistage organisé), la prise en charge à 100% des frais de transport pour amener les femmes de leur lieu de vie ou de travail vers le centre de radiologie parfois éloigné sur le modèle de ce qu’a mis en place le conseil général de l’Aisne. Celui-ci propose une prise en charge forfaitaire de bons de transport en autocar ou en taxi d’une valeur de 40 € pour les femmes qui habitent à plus de 15 kilomètres du cabinet de radiologie.

la Ligue réclame également d’intégrer une autorisation d’absence dans le code du travail : certaines femmes se retrouvent, en effet, obligées de la demander à leur employeur, ce qui limite l’accès au dépistage d’autant plus que les cabinets de radiologie ont des horaires identiques à la plupart des femmes. Comme pour la visite médicale du travail, elle exige qu’aucune retenue sur le salaire ne puisse être faite.

De même, à l’instar du calendrier vaccinal, qui alerte les médecins généralistes de la date de rappel des vaccins en fonction de chaque patient et de son âge, elle souhaite que la direction générale de la Santé mette en place un calendrier des « dépistages » dans le « dossier patient informatisé ».

Des mesures qui pourraient s’intégrer au plan cancer 3 axé sur la lutte contre les inégalités et dont la présentation est attendue début 2014.

 

PARTICIPATION FAIBLE A PARIS

En 2010, plus de 16 000 cancers du sein ont été découverts par le dépistage organisé. Si la participation des femmes est supérieure à 60% dans certaines régions (Pays-de-la-Loire, Centre, Limousin, Bretagne), elle est la plus faible à Paris (27%) où les femmes se font majoritairement dépister individuellement, via leur médecin traitant ou leur gynécologue. Or, en 2010, la deuxième lecture de la mammographie prévue dans le dépistage organisé a permis de déceler environ 6 à 7% de cancers passés à la trappe à la première lecture.