La Fédération hospitalière de France (Fhf) – qui regroupe les établissements de soins publics – a organisé le 26 janvier une conférence de presse pour défendre le service public hospitalier .

Très entourée*, la Fhf y a dénoncé les récentes déclarations de la Fédération hospitalière privée (Fhp) qui avait tenu une première conférence de presse sur “Déficits, endettement, gaspillages, gabegie… Hôpital : état d’urgence ?, dont, souligne le Fhf “le seul sujet a été la casse du service public hospitalier”.

Le secteur privé avait en effet dénoncé les hôpitaux publics qui “s’enfoncent année après année dans l’endettement et les déficits au frais de la collectivité, gaspillant des milliards d’euros qui pourraient être utilisés à mieux soigner les Français”. La Fhp proposait même d’en confier la gestion au privé censé être plus productif face à un hôpital public “plongé dans une culture du déficit d’exploitation”.

Une attaque dont la violence a amené la Fhf à dénoncer “la vision mercantile des dirigeants de la Fhp et leur volonté de faire main basse sur les fonds de l’assurance-maladie au mépris de l’intérêt général et des besoins de santé des Français”. Des propos qui ont cependant “l’avantage de clarifier les préoccupations de la Fhp : sauver les actionnaires des cliniques sur le dos de l’hôpital” souligne la fédération des hôpitaux publics qui avait pour l’occasion su rassembler l’ensemble de la communauté hospitalière publique.

Le secteur hospitalier public considère les déclarations de la fédération des cliniques comme “caricaturale” et “insultante” vis-à-vis des missions assurées chaque jour et de l’engagement des personnels.

La Fhf déclare “que l’urgence n’est pas de sauvegarder les profits des cliniques mais bien de garantir à la population une offre de soins accessible, moderne, juste et solidaire”.

La communauté hospitalière publique demande donc “aux candidats à la présidence de la République d’apporter leur soutien au service public de santé et de se prononcer sur son avenir”.

www.fhf.fr

* Participaient à cette conférence l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), le Samu de France, les associations des directeurs et responsables d’hôpitaux, es syndicats de personnels (Cgc, Cftc, FO), des organisations de médecins (Confédération des praticiens des hôpitaux, le syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux publics, Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (Snphar), l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers), la Coordination médicale hospitalière, la Conférence des doyens des facultés de médecine, les présidents de commission médicale, des association comme le Mouvement de défense de l’hôpital public (Mdph), etc.