La Cour de justice européenne dont le siège est à Luxembourg met fin à ce qu’elle appelle le « tourisme social ». Ce terme vise les ressortissants des pays les plus pauvres de l’Union qui se rendraient dans les pays les plus aisés (France, Allemagne, Royaume-Uni), avec pour seule motivation de bénéficier des aides sociales de ces Etats. Avec cette désision, un immigré européen devra justifier qu’il cherche activement du travail ou qu’il possède des ressources propres suffisantes pour pouvoir bénéficier des aides sociales

Une décision qui n’aura en France qu’une portée symbolique. Car des restrictions existent déjà. Ainsi, en France, les allocations familiales ne sont versées aux immigrés européens que s’ils travaillent ou, dans le cas où ils seraient non-actifs ou étudiants, s’ils «disposent de ressources suffisantes et d’une assurance maladie». Les travailleurs détachés, par exemple, n’y ont pas droit. De même, pour obtenir le RSA, les immigrés, même issus de l’UE, doivent disposer d’un titre séjour délivré lorsque l’on peut justifier d’une activité professionnelle.