La bactérie Acinetobacter baumannii [fn]A. baumannii a été détectée pour la première fois en France en 2001. Résistante à de nombreux antibiotiques, elle infecte les patients faibles et immunodéprimés, notamment ceux des services de réanimation, en passant par des plaies ouvertes, des cathéters ou des tubes respiratoires. [/fn] à l’origine d’infections nosocomiales, a fait sa réapparition chez 14 patients d’hôpitaux de la région marseillaise.
Quatre d’entre eux sont décédés, d’après le journal La Provence, même si le lien entre ces quatre décès et la présence dans leur organisme d’A. baumannii n’a pas encore pu être établi.

Cette bactérie, détectée pour la première fois en France en 2001, résistante à de nombreux antibiotiques, est sous haute surveillance par les autorités sanitaires car elle peut causer des infections pulmonaires, des septicémies ou des infections de plaies ou de brûlures, difficiles à traiter. En revanche, elle ne présente pas de danger pour les personnes en bonne santé.

L’Institut national de veille sanitaire (Invs) recommande de respecter des procédures d’hygiène habituelles (lavage des mains), nettoyage soigneux des surfaces, isolement et dépistage systématique des patients porteurs, et enfin, signalisation de ces patients lorsqu’ils sont transférés vers d’autres établissements.

Les hôpitaux de Provence fonctionnent normalement pour l’instant.
Des investigations sont en cours pour savoir comment la bactérie est apparue.

Le journal Le Figaro mentionne que « La plus importante épidémie liée à A. baumannii qu’ait connu la France remonte à 2003. Vingt-et-un établissements de santé, répartis sur cinq départements du nord du pays, avaient signalé 112 cas probables entre avril et novembre 2003. »

Parmi ces patients, 18 (16%) étaient décédés, selon l’INVS.

Le site de l’Invs www.invs.sante.fr