L’alimentation des bébés par le menu

Quand on est parents, mille questions se posent sur la manière de bien nourrir son enfant. C’est pourquoi la Mutuelle Familiale propose à ses adhérents franciliens un nouvel atelier, en deux séances, sur l’alimentation des tout-petits (de la naissance à trois ans). Ce programme a été au préalable testé fin octobre avec la quinzaine d’habituées d’un relais d’assistantes maternelles du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et validé par un pédiatre du centre de la Protection maternelle et infantile (Pmi). «Les assistantes maternelles qui ont participé à cette initiative étaient intéressées et intéressantes. Les échanges avec ces professionnelles averties ont en effet été très riches», précise Lydie Ryckelynck, diététicienne au secteur prévention de la Mutuelle Familiale.

Parmi les thèmes abordés, la diversification de l’alimentation, sur laquelle les recommandations ont varié. «Autrefois, on préconisait de diversifier l’alimentation vers quatre mois. Mais aujourd’hui, il est fortement recommandé de ne pas le faire avant six mois révolus. Avant cet âge, le lait maternel ou le lait infantile couvre tous les besoins», explique Lydie Ryckelynck, qui évoque des risques d’allergies alimentaires en cas de diversification trop précoce. La diététicienne conseille d’introduire progressivement les aliments, en se limitant à un changement à la fois. «On peut donner par exemple un nouveau légume pendant trois jours. Il est important aussi de varier peu à peu les textures, aliments moulinés, râpés ou en morceaux, ajoute-t-elle. La viande peut être introduite à partir de six mois révolus, mais en petite quantité, l’excès de protéines n’est pas souhaitable. Le pain, les pâtes, etc., sont à éviter avant le septième mois révolu, à cause des risques d’allergie au gluten, les légumes secs attendront au moins le quinzième mois révolu. »

Autres sujets : la conservation des aliments, les avantages et inconvénients des petits pots pour bébés, l’intérêt à associer l’enfant à la préparation du repas, etc. Deux tables rondes sont organisées à la deuxième séance : l’une prévoit des mises en situation (par exemple : que faire si mon enfant réclame à manger toute la journée?); la seconde est consacrée à l’impact de certaines substances sur la santé de bébé, en particulier les perturbateurs endocriniens. L’atelier s’adresse aux parents, aux grands-parents et à tous les adhérents qui s’occupent de tout-petits. Le premier a été organisé le 30 novembre à Paris. 

Renseignements par courriel à prevention@mutuelle-familiale.fr ou par téléphone au 01 55 33 40 18.