Navigation article

Femmes

Ivg : chiffres stables depuis quinze ans

Depuis quinze ans, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (Ivg) se stabilise en France, d'après une étude de la Drees. Par ailleurs, de plus en plus de femmes ont recours à l'Ivg médicamenteuse.

216 700 interruptions volontaires de grossesse (Ivg) ont été effectuées en France en 2017. Chiffre stable depuis une quinzaine d'années, d'après la dernière étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). Les jeunes femmes entre 20 et 24 ans restent les plus concernées. La Drees remarque un taux moindre chez les moins de vingt ans. 

C'est dans les départements et territoires d'outre-mer, en Ile-de-France et dans le Sud (Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse) que les taux de recours à l’Ivg sont les plus élevés.

Plus d'Ivg médicamenteuses, moins d'interventions chirurgicales

De plus en plus de femmes (67 % contre 30 % il y a quinze ans) ont recours à l'Ivg médicamenteuse. La patiente prend deux médicaments à trois jours d'intervalle. C'est le médecin traitant qui intervient le plus souvent pour la prescription, puis le gynécologue et la sage-femme (3 % seulement des ordonnances sont prescrites par ces dernières).

A l'hôpital, les Ivg médicamenteuses progressent aussi pour atteindre 59 % en 2017, contre 56 % en 2016 et 10 % en 1992.

Pratiquée depuis 1990 à l’hôpital, l’Ivg médicamenteuse a été autorisée en 2004 dans les cabinets médicaux, et depuis 2009 dans les centres de santé ou de Planning familial. Elle se pratique jusqu’à la fin de la 5e semaine de grossesse. C’est-à-dire au maximum 7 semaines après le début des dernières règles.

Cette date limite peut être prolongée jusqu’à 7 semaines de grossesse (soit 9 semaines après le début des dernières règles) dans le cas d’une hospitalisation dans un établissement de santé.

En ce qui concerne l'Ivg chirurgicale, elle représente 32 % des interventions. Elle peut être pratiquée jusqu’à la fin de la période légale : douze semaines de grossesse ou quatorze semaines après les dernières règles.

 

 

Vos réactions

Dans la même rubrique

Société

Bien-être

Santé

Audition-vision

Trop de bruit au travail

Protection sociale

Société

Seniors

Environnement

Coup de cœur de la rédaction