Sur 11 984 hospitalisations pour brûlures, en 2009, en France métropolitaine, 31 % concernaient des enfants de 0 à 4 ans, selon la dernière étude de
l’Institut de veille sanitaire. Dans 46 % des cas, les hospitalisations ont été assurées dans un Centre de traitement des brûlés (CTB). La durée moyenne de séjour était de 7,9 jours (12,0 jours en CTB et 5,2 jours dans les autres services). Dans 5 % des cas, la personne avait une brûlure grave.

D’une manière générale, les parties du corps les plus fréquemment lésées étaient le poignet et la main (19 %), la tête et le cou (18 %), le tronc (13 %), la hanche et le membre inférieur hors cheville et pied (13 %). Sans surprise, le nombre de patients victimes de brûlures est plus important pendant l’été (36 % touchés de mai à août), mais les enfants jusqu’à 1 an et les plus de 50 ans ont été plus fréquemment brûlés entre novembre et avril.

La même étude, réalisée pour la première fois en 2008, avait donné à peu près les mêmes résultats (12 778 séjours pour brûlures, 33 % de 0-4 ans, 194 décès dont 135 de personnes de plus de 50 ans).

D’où l’importance de développer des actions de prévention, en direction des enfants dès qu’ ils commencent à marcher et les personnes âgées.

Les mesures réglementaires sont également importantes, comme celles qui limitent la température de l’eau chaude ou imposent la présence d’un détecteur de fumée dans tous les logements avant le 8 mars 2015.