Les hôpitaux français ont pour usage d’utiliser la masse salariale comme variable d’ajustement afin d’équilibrer leurs budgets. Les Hospices civils de Lyon n’échappent pas à cette tendance de gestion économique. Ainsi, cet été, le deuxième Chu de France a annoncé qu’il allait effectuer de nouvelles coupes dans ses effectifs. Les effectifs non médicaux, pour commencer, vont être amputés de 200 équivalents temps plein. En contrepartie, pour faire face à un déficit dans les postes infirmiers, le Chu a dû embaucher à l’étranger.

Une formule qui revient cher, car elle nécessite le recours aux cabinets de recrutement. La « réorganisation » du fonctionnement de l’institution doit se traduire par une économie de 22 millions d’euros sur le budget 2011. Avec quelles conséquences pour le patient ?