L’accès aux traitements antirétroviraux contre l’hépatite C est encore incertain surtout dans les pays les moins avancés, à cause de leur prix exorbitant.

L’Organisation non gouvernementale (Ong) Médecins du monde le clame depuis longtemps : les traitements antirétroviraux contre l’hépatite C, sont hors de prix. Et notamment le sofosbuvir dont le coût atteint les 84 000 dollars (74 000 euros) pour une cure de 12 semaines et qui n’est toujours pas commercialisé dans sa version générique, donc moins chère. (Pour l’instant, c’est le laboratoire Gilead qui détient le brevet et donc le monopole.)

De leur côté, l’Onusida et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), s’inquiètent de l’accès aux antirétroviraux dans le pays les moins avancés. En attendant la version générique, les deux organisations appellent à prolonger le délai accordé aux pays les moins avancés et qui les exonèrent du respect des accords sur les brevets et des données cliniques. À la fin du mois de janvier ces pays, parmi lesquels le Bangladesh, devront se conformer à ces accords internationaux.

Dans Le Quotidien du médecin, on peut lire que “Ces exonérations ont permis « à des millions de personnes d’avoir accès à des médicaments génériques moins coûteux et de qualité », a souligné Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida. C’est le cas pour le sida. Le nombre de personnes infectées par le VIH/sida qui ne bénéficient pas de traitement alors qu’elles en ont besoin a chuté de 90 % en 2006 à 63 % en 2013; surtout dans les pays les moins avancés qui ont utilisé ce mécanisme.”

L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) estime qu’entre 130 et 150 millions d’individus sont porteurs chroniques de l’hépatite C. Au sein de l’UE entre 7,3 et 8,8 millions de personnes seraient infectées par le virus. En France, 230 000 personnes seraient porteuses chroniques de l’hépatite C.