Hépatite C : alerte sur le dysfonctionnement du stylo injectant le ViraféronPeg

Libération rapporte dans son édition de ce jour, que le “stylo” permettant d’injecter le ViraferonPeg, l’un des traitements de référence prescrit contre l’hépatite C, dysfonctionne. L’alerte lancée par un professeur de médecine – le professueur Albert Tran, chef du service d’hématologie à l’hôpital l’Archet de Nice – a été laissée sans suite par le laboratoire américain Merck.

Le stylo injecteur ne « délivrerait pas le produit, alors même qu’on a appuyé dessus. En clair, il y aurait un risque que des malades ne guérissent pas, faute d’avoir reçu la bonne dose. » précise le quotidien. Le stylo a connu des problèmes de blocage. Celui-ci avait été signalé par le laboratoire lui-même en 2006.

Le professeur Tran a constaté que si 62 % de ses patients utilisant un autre traitement guérissaient, ce n’était le cas que de 25 % de ceux traités avec le ViraferonPeg. L’examen du stylo a révélé le défaut.

En France le nombre de porteurs du virus de l’hépatite C est estimé à 500 000 personnes. Beaucoup d’entre eux ignorant leur contamination. Les traitements récents permettent de guérir 80 % des malades. Mais le virus tue toujours : environ 2 600 décès par an dans notre pays.

Dans l’hexagone, 5 100 patients ont reçu une bithérapie en 2010, dont près de 1 500 avec le ViraferonPeg, d’après les chiffres de l’association française pour l’étude du foie (Alef).

De nombreuses questions restent posées. « S’agit-il d’un dysfonctionnement isolé ou généralisé ? Ou bien d’une fausse alerte, comme l’affirme Merck ? Seule une enquête officielle pourrait l’établir » conclut Libération.

L’article de Libération