Il existe plusieurs types d’établissements destinés à héberger des adultes en situation de handicap. Voici un aperçu de ces structures, où sont admises les personnes en fonction de leur degré de dépendance et de leur état de santé.

Il existe trois catégories d’accueil : les foyers d’hébergement, non médicalisés, sont proposés aux adultes handicapés ayant une activité professionnelle (en milieu ordinaire ou protégé). L’organisation de ces foyers est assez variée, laissant plus ou moins de place à l’autonomie sociale. Il peut s’agir d’un hébergement collectif, où chaque personne a sa chambre, ou d’un foyer « éclaté », dans lequel les locataires ont leur propre studio. Dans tous les cas, des travailleurs sociaux assurent un encadrement éducatif et social.

Les foyers de vie (ils sont également appelés foyers occupationnels ou services d’activités de jour et d’hébergement) conviennent aux personnes qui ne sont pas aptes à travailler (même en milieu protégé), mais qui disposent d’une certaine autonomie quotidienne leur permettant de participer à des activités ludiques et éducatives.

Les foyers d’accueil médicalisés (Fam) et les maisons d’accueil spécialisées (Mas) s’occupent des personnes lourdement handicapées ayant besoin d’une tierce personne pour les actes de la vie quotidienne et de soins constants. En théorie, les personnes les plus dépendantes sont orientées vers les Mas.

Prise en charge des frais

Dans les Mas, les frais de journée sont payés par l’assurance-maladie, sauf une somme de 18 euros par jour (qui peut être prise en charge au titre de la Cmu complémentaire ou par la mutuelle), laissée à la charge du résidant.

Dans les autres foyers, le pensionnaire doit payer une part des frais d’accueil, calculée en fonction de ses ressources, mais plafonnée pour qu’il puisse conserver au moins :
▶ 10 % de ses ressources s’il est sans activité professionnelle, à condition que ce montant ne soit pas inférieur à 30 % de l’allocation aux adultes handicapés (Aah), soit 232,98 € ;
▶ le tiers de ses « ressources garanties » s’il travaille et 10 % de ses autres ressources, sans que ce montant puisse être inférieur à 50 % de l’Aah, soit 388,30 €.
Le surplus de ces frais est pris en charge par l’aide sociale du département.

Hébergement temporaire

Il est possible d’accueillir une personne handicapée de manière temporaire (90 jours par an au maximum) dans différentes structures (Fam, foyer de vie…). Cet accueil peut permettre de faire face à des situations d’urgence, d’organiser des périodes de transition ou de laisser « souffler » les proches. Le tarif est de 18  euros par jour (12  euros pour un accueil de jour).

Toute demande d’hébergement doit être déposée à la Maison départementale des personnes handicapées (Mdph), au sein de laquelle siège la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (Cdaph), qui décide des admissions.