A la moitié de l’épidémie, 728 cas graves ont déjà été répertoriés, conduisant à 72 décès. «Par comparaison, l’an dernier, on a comptabilisé 661 hospitalisations pour toute la saison», rappelle le Dr Bonmarin, chargée de la surveillance de la grippe à l’Institut de veille sanitaire.

Environ 2,5 millions de personnes ont été touchées à ce jour par la grippe saisonnière depuis le début de l’épidémie. Le pic épidémique est franchi dans la plupart des régions. Le franchissement de ce pic ne signifie pas la fin de l’épidémie. L’épidémie actuelle touche l’ensemble de l’Europe.
A la moitié de l’épidémie, 728 cas graves ont déjà été répertoriés, conduisant à 72 décès. «Par comparaison, l’an dernier, on a comptabilisé 661 hospitalisations pour toute la saison», rappelle le Dr Bonmarin, chargée de la surveillance de la grippe à l’Institut de veille sanitaire.
Le principal responsable est le H3N2, l’un des trois virus en circulation cette année avec le H1N1 et le B/Massachusetts. Ce virus a relativement peu circulé ces dernières années, et la population qui l’a peu côtoyé est très vulnérable à ses attaques. Des conditions climatiques froides et humides en janvier pourraient aussi avoir favorisé l’expansion de la maladie.
La grippe n’est pas une maladie anodine : elle peut frapper durement, en particulier les personnes de plus de 85 ans.
Depuis le 23 janvier, le ministère de la Santé a adressé plusieurs instructions aux agences régionales de santé (Ars), pour leur demander de veiller à la prise en charge optimale des patients en ville, avec l’aide des médecins généralistes, et à l’hôpital, lorsque la situation le nécessite, avec l’aide des médecins urgentistes. Des établissements de santé ont adapté leur organisation dès fin janvier pour prendre en charge, dans les meilleures conditions, les patients se présentant aux urgences. La très forte augmentation (+ 50 %) du nombre d’hospitalisations pour grippe constatée en milieu de semaine dernière a conduit au déclenchement du plan Orsan épidémie.
Le déclenchement du plan Orsan  épidémie a permis à l’ensemble des établissements du territoire d’activer des dispositifs spécifiques pour adapter leur activité (déprogrammation d’activités non indispensables, ouverture de lits supplémentaires, renforcement du nombre de professionnels de santé dans les établissements en difficulté).
Marisol Touraine a demandé aux autorités sanitaires de veiller très attentivement au bon fonctionnement du système de santé pour répondre à cette situation sanitaire exceptionnelle.