Les généralistes sont presque tous branchés sur les moteurs de recherche, Google en premier lieu : 96  % d’entre eux ’utilisent pour faire des recherches d’information et pour avoir une aide pendant leur consultation, précise le baromètre réalisé conjointement par l’institut d’études spécialisé dans la santé Listening Pharma et l’agence de communication Hopscotch Digital. 14 % des médecins surfent sur le site de la Haute Autorité de santé (Has). Il est l’un des trois plus consultés, alors que les sites d’informations grand public et les médias sociaux arrivent en dernière position. Dans le cadre de leurs recherches professionnelles, les sites des laboratoires figurent en bonne place. [fn]Ces informations proviennent d’un panel représentatif constitué de médecins généralistes qui ont rempli un questionnaire durant la première quinzaine d’avril.[/fn]

Quant aux patients internautes, ils vont majoritairement vers les sites d’informations les mieux référencés et les plus visibles sur le Web, mais dont la fiabilité des contenus peut être sujette à caution. Un lien pointant vers la page Wikipedia de la pathologie est visible dès la première page Google dans 100 % des cas, tandis que Doctissimo apparaît sur cette page dans 84 % des cas. Le ministère de la Santé n’est quant à lui référencé en première page que dans 9 % des requêtes, contre 30 % des cas pour l’Organisation mondiale de la santé (Oms).

Mais les internautes ne se contentent pas de rechercher de l’information médicale, ils génèrent également près de 80 % des contenus ayant trait à la santé sur Internet, grâce aux échanges sur les réseaux sociaux. Facebook génère à lui seul 51 % des contenus médicaux, contre 29 % pour Twitter. Les troubles mentaux sont le sujet le plus discuté globalement sur Internet, avec 135 000 contenus générés pendant la période étudiée, sur tous les sites de supports confondus (sites médias, blogs, forums, réseaux sociaux) contre 42 000 contenus générés sur le cancer.

Sur les réseaux sociaux, le diabète arrive en première position devant les maladies cardiovasculaires, alors que le cancer n’arrive qu’en sixième position en raison d’un nombre important de contenus publiés dans les médias sur cette maladie.