Selon le 7 ème baromètre de la santé en Europe (CSA pour Europ Assistance), publié aujourd’hui dans « Le Parisien », un Français sur trois a renoncé à se se soigner l’an dernier. C’est un paradoxe. Si les Français sont parmi les Européens les plus satisfaits de leur systèmes de soins, ils sont aussi ceux qui renoncent le plus à se soigner, un sur trois quand ce taux n’est que de 4 % en Grande-Bretagne. Les dents sont les premières sacrifiées avec 25 % de renoncements aux soins, devant les lunettes, 17 % et les médicaments 7 %.  Premières victimes : les femmes et les jeunes actifs. Pour financer la santé, les Français ne sont plus que 32 % à se dire prêts à payer davantage d’impôts ou de cotisations obligatoires. C’est 10 % de moins qu’en 2011.

Tous les pays européens se disent mécontents de la prise en charge de la dépendance et des aides qui lui sont afférentes. C’est le cas d’un Français pour deux. Mais ces derniers sont surtout les européens les plus méfiants envers les nouvelles technologies : télémédecine, esanté, recours à la robotique… Pas vraiment leur truc. Si les Suédois sont en tête des européens adeptes de l’esanté, 69 % des Français se disent opposés aux consultations des médecins à distance.