Fast-foods : de nouveaux lieux de vie

Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître où on allait au restaurant pour… manger. Aujourd’hui, les jeunes se retrouvent dans les fast-foods moins pour se nourrir
que pour se réunir.

La restauration rapide n’a d’ailleurs de rapide que le nom. Les ados s’installent dans les restaurants de hamburgers des heures durant, notamment le mercredi et le samedi. Il s’agit, en effet, des rares lieux publics où téléphoner n’est pas interdit et dans lesquels on peut se connecter à Internet gratuitement.

« Le groupe s’installe, explique le Pr Jean-Pierre Corbeau, sociologue de l’alimentation et auteur d’une étude menée sur l’enseigne Quick, et alors se met en place un ballet
de déambulations de ses membres. On y mange, certains partent faire une course, les autres restent, puis on revient et ainsi de suite. »

Lieu de liberté et de convivialité, le fast-food a aussi gagné des adeptes chez les moins jeunes. Pour les parents, c’est un endroit où les enfants peuvent se lever et jouer, les cadres apprécient, eux, de pouvoir, grâce au wi-fi, continuer à travailler tout en mangeant.

Aux traditionnels restaurants de hamburgers boudés par les détracteurs de la malbouffe succèdent aujourd’hui de nouveaux concepts de restauration rapide plus sains : bars à soupes, à pâtes, chaînes bio ou de sushis. Et même McDo vient de lancer à Paris son premier restaurant… sans hamburgers.

Mais l’esprit reste le même… Se poser, se restaurer, se retrouver et communiquer, en vrai et virtuellement.

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