Avec la médicalisation croissante, l’utilisation de technologies plus sophistiquées, l’allongement de l’espérance de vie et le vieillissement de la population, les besoins en santé sont devenus plus importants. Dans le même temps, les ressources se sont taries. Le chômage crée un manque à gagner pour un système dont le  nancement repose
encore majoritairement sur des cotisations salariales.

Par ailleurs, depuis les années 1980, la croissance économique a pro té aux revenus du capital plus qu’aux
salaires. Face à cette situation, les gouvernements ont deux options: accroître les ressources ou réduire
les dépenses. C’est la seconde qui a été choisie.

Le plan Juppé en 1995 crée l’Objectif national des dépenses de santé (Ondam), qui autorise chaque année
une faible augmentation des dépenses. Qu’importent les besoins, les dépenses doivent rentrer dans les clous.
Le « trou » est donc bel et bien un choix politique.

Et si le trou n’existait pas ?