Les personnes hyper sensibles aux ondes émises par les téléphones portables vont-elles bientôt être prises en charge comme le réclament les associations de patients ?
Pour l’heure, aucune structure médicale et sociale n’est prévue pour leur venir en aide mais à l’issue d’une rencontre organisée le 5 novembre avec le Collectif des électrosensibles, l’association Priartem et la Direction générale de la santé (DGS), il a été envisagé que les Centres de pathologies professionnelles (CPP) existant au sein des Centres hospitaliers universitaires (CHU) pourraient prendre en charge les patients.
Par ailleurs, la DGS a admis la nécessité de mettre à l’abri les personnes les plus atteintes en créant des centre de convalescence sans ondes.
Impossible de savoir combien de personnes sont intolérantes aux ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile faute de recensement mais, selon les associations, le trouble appelé Ehs  -pour électro-hypersensibilité- augmente, y compris chez les enfants exposés à la Wi-Fi à l’école.
Pour les personnes les plus touchées, la vie quotidienne vire au cauchemar : difficile aujourd’hui de prendre les transports en commun, de travailler, d’aller au supermarché, au cinéma, à l’hôpital… sans croiser un téléphone portable ou être en contact avec la box de son voisin de pallier.
« Tous les jours, nous recevons des appels au secours de personnes ne sachant plus où se réfugier », affirme Sophie Pelletier, porte-parole du Collectif des Electrosensibles.
L’Ehs a été décrit par l’Organisation mondiale de la santé et  reconnu comme un handicap en Suède, et comme une maladie en Angleterre et en Allemagne, mais toujours rien en France.